Bonjour les amis,
Bienvenue dans le cinquième numéro de pêle-mêle photos de nature. Ça n’aura échappé à personne, le printemps est arrivé, en tout cas sur le calendrier… Parce que ici, dans le Jura, ça caille encore un peu, surtout le matin où le thermomètre joue avec le 0°. Malgré quelques belles journées, les températures sont fraîches et il y a du feu, le soir, dans la cheminée. Mais le printemps est là et avec lui arrivent les premières fleurs et c’est un peu le thème central de ce nouveau pêle-mêle.
Mais pas que… J’ai eu envie de vous faire part de quelques réflexions sur la photographie en citant l’une de mes références : Ansel Adams. Enfin, courant mars, j’ai découvert un véritable artiste au sommet de son art. Un coutelier suédois à tomber par terre. J’en ai fait un article bien documenté sur puukko.fr avec de nombreuses et magnifiques photographies. Du sur-mesure pour les amoureux de puukkos et autres couteaux scandinaves.
Alors, merci de vous être arrêté sur Nature Photographie, j’ai tout fait pour que vous passiez un bon moment. Vous me direz dans les commentaires si j’ai réussi…
Citation
Parmi mes citations préférées en photo, il y en a une d’Ansel Adams qui m’a toujours marqué : « On ne prend pas une photo, on la fait. » Je suis complètement d’accord, parce qu’elle dit exactement la différence entre « prendre » une photo et la « faire ».
Prendre une photo, c’est souvent un réflexe : on voit un truc intéressant, on cadre à la va-vite et on clique. C’est passif, presque sans effort. Et c’est ce que la plupart des gens qui ne font pas de photo imaginent qu’on passe notre temps à faire.
Faire une photo, c’est autre chose. C’est un vrai travail, actif et réfléchi. On compose, on recompose, on ajuste les réglages, on teste des options jusqu’à ce que tout tombe juste. On ne se contente pas de capturer ce qui est devant nous : on crée l’image.
Bien sûr, je prends encore une multitude de photos spontanées quand je me balade. Mais, celles dont je suis vraiment fier sont celles que j’ai réellement « faites », en m’investissant à fond dans le processus. C’est la différence entre un réflexe et une intention. Finalement, cette phrase d’Ansel Adams résume parfaitement cette distinction essentielle, celle qui est au cœur de la photographie.

La composition en photographie
C’est tout simplement l’art d’organiser ce qui se trouve dans le cadre pour que l’image raconte quelque chose de fort, plutôt que de juste montrer ce que vous avez vu. C’est ce qui transforme une simple photo en quelque chose qui attire l’œil et reste en mémoire. Ansel Adams parlait de « faire » une photo : la composition, c’est précisément ce moment où vous passez du réflexe à l’intention.
Succinctement, il s’agit de placer les éléments dans l’image de manière délibérée. Pas de règle absolue (la photo reste un art), mais il y a des principes qui reviennent tout le temps et qui marchent à tous les coups. Le plus connu, c’est la règle des tiers. Imaginez que vous divisez votre cadre en neuf cases égales avec deux lignes horizontales et deux verticales. Les points forts de l’image se trouvent aux intersections de ces lignes. Au lieu de centrer votre sujet pile au milieu (ce qui donne souvent un résultat plat), vous le décalez un peu. Cela crée du dynamisme, de la tension, de l’espace pour respirer.
Il y a les lignes directrices.
Les routes, les rails, les ombres, les branches… tout ce qui forme une ligne dans la scène peut guider le regard du spectateur vers ce que vous voulez qu’il voie. C’est comme une flèche invisible. La symétrie et l’équilibre jouent aussi un rôle énorme. Une image parfaitement symétrique peut être très puissante (pensez à une réflexion dans l’eau), mais parfois c’est l’équilibre asymétrique qui marche mieux : un sujet imposant d’un côté, équilibré par un élément plus léger de l’autre. Vous avez aussi le cadre dans le cadre : utiliser une fenêtre, une porte, des arbres ou même l’ombre d’un bâtiment pour entourer votre sujet. Cela donne de la profondeur et concentre l’attention.
Puis il y a la profondeur
Jouer avec l’avant-plan, le plan moyen et l’arrière-plan. Ajouter un élément au premier plan (une fleur, une main, une ombre) privilégie une vraie sensation de volume à une photo 2D. Le vide (ou espace négatif) est souvent sous-estimé. Laisser du vide autour d’un sujet peut le rendre encore plus fort, plus solitaire, plus puissant. C’est du silence visuel.
Enfin, les angles et la perspective qui changent tout.
S’abaisser, se mettre à hauteur d’enfant, grimper sur quelque chose… cela modifie complètement la façon dont on perçoit la scène.
Concrètement, quand je compose, je commence toujours par me demander : qu’est-ce que je veux que les personnes ressentent en regardant cette image ? Ensuite je déplace mes pieds, je change d’angle, je cadre et recadre jusqu’à ce que ça « claque ». C’est ce travail-là qui fait la différence entre une photo correcte et une photo dont on se souvient. La composition, au fond, c’est votre langage visuel. Plus vous la pratiquez, plus elle devient instinctive. Et c’est exactement la raison pour laquelle vous ne « prenez » plus une photo… vous la faites.
MES PLUS BELLES PHOTOGRAPHIES
La belle photographie capte l’esthétique et l’émotion, transformant des moments ordinaires en œuvres d’art visuelles.

Vous connaissez ma passion pour les puukkos, ces fameux couteaux nordiques.
André Andersson crée-t-il les plus beaux couteaux du monde ?
André Andersson est un artisan primé originaire du nord de la Suède, qui crée des œuvres d’art inspirées de la mythologie nordique ancienne et du design moderne.
Je m’appelle André Andersson et je suis coutelier artisanal originaire du nord de la Suède, un petit pays situé à l’extrême nord de l’Europe et comptant environ 9,3 millions d’habitants. Je suis né par une froide journée de décembre 1980 et j’ai depuis lors vécu à Umeå et dans ses environs, une ville nichée entre les formations rocheuses du bouclier baltique et la côte de la mer Baltique.

À la question : André Andersson fabrique-t-il les plus beaux couteaux du monde ? La réponse est dans la question !
La minute à Maddy
Merci pour cette nouvelle visite !
On se quitte sur un magnifique spectacle : le « Yosemite Firefall ». Il se produit lorsque le soleil couchant illumine Horsetail Fall sur le bord est d’El Capitan, donnant l’impression qu’elle brille comme de la lave en fusion. Ce phénomène naturel dure environ 10 à 15 minutes, se produisant généralement pendant les deux dernières semaines de février, à condition que le ciel soit clair et que la fonte de la neige soit suffisante.
L’effet se produit lorsque le soleil frappe la cascade sous l’angle parfait, créant une illusion brillante et rouge-orangée, semblable au feu. Comme il dépend de conditions météorologiques, d’eau et d’éclairage spécifiques, c’est un spectacle rare et fugace, bien qu’il se produise habituellement autour du 21 février.
Je vous souhaite un très bon mois d’avril, prenez soin de vous et à très bientôt pour de nouvelles images.
Bien amicalement,






























